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 Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys

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MessageSujet: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Lun 22 Juil - 18:50

Quoi de mieux que s'écraser sur une ile déserte avec son meilleur ami ? Certainement un tas de choses, on est d'accord, mais disons que c'était déjà bien. Les avantages étaient nombreux : on n'était pas seul, on connaissait déjà quelqu'un... En faite, les avantages n'étaient pas si nombreux que ça, mais il était là, c'était déjà pas mal. Je n'allais pas en demander trop non plus. Quoi que j'étais prête à l'échanger contre de nombreuses choses, il pouvait donc être utile finalement. Bref, bref, passons et arrêtons de vouloir échanger ce meilleur ami. Le pauvre, je n'étais pas certaine que cette idée lui plaise.

Il devait être environ quinze heures, dix jours après le crash. M'ennuyant sur le campement, j'avais demandé à ce fameux meilleur ami de venir avec moi. J'avais envie de quitter la plage pour aller me balader dans la forêt, puis avec un peu de chance, ils nous arriveraient enfin quelque chose. Quelque chose d'effrayant. Quelque chose d'amusant. Quelque chose qu'on ne vit pas tous les jours. Une aventure quoi, une chose que je pourrais raconter fièrement. C'était beau d’espérer. La plupart ici espérait quitter cette île, moi j’espérai vivre un tas d'aventures avant de la quitter. Chacun ses priorités.

Nous étions partis en milieu de matinée, ayant d'abord marché un peu dans la forêt pour au final arriver aux plaines. D'autres survivants en avaient parlé comme étant un endroit calme, autant y rester alors pour profiter un peu de ce calme, sans croiser tous les autres survivants. Fatiguée d'avoir autant marché, je demandais à Mathys qu'on se repose un peu avant de faire le chemin du retour. Allongés dans l'herbe, j'observais le ciel, n'arrivant pas à m'endormir, ni même à fermer les yeux pour me reposer un peu. Soupirant, je tournais la tête pour voir que Matt avait les yeux fermés. Il dormait ? Le meilleur moyen de le savoir était encore de lui parler ou de le bouger un peu pour voir. Attrapant son bras, je le faisais bouger autant que possible. « Matt, j'arrive pas à me reposer. » Dans ce genre de moment j'étais pire qu'une enfant qui se plaint. « En plus, j'suis en train de mourir de faim. » Nouvelle plainte. A croire qu'il me manquait toujours quelque chose, que rien n'allait jamais. Enfin d'ailleurs, c'était le cas. « Puis on s'ennuie ici... Si j'avais su ça, jamais je n'aurais accepté de m'écraser sur cette île. » comme ci j'avais eu le choix. Comme ci nous avions eu le choix, plutôt. Mais bon, me plaindre à Matt était une chose que je savais parfaitement faire. Le pauvre, être bloqué ici avec moi devait ressembler à son pire cauchemar.
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MessageSujet: Re: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Mer 24 Juil - 21:22

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Ses prunelles fixent l’horizon, sans espoir, sans issues, ils étaient bloqués. Depuis le crash quelque chose avait changé en Mathys, ou peut-être ce côté a toujours été en lui. Patient et réfléchit, il cherchait une solution à tous problèmes, à apaiser les craintes des autres, les tensions et à rester avec Judith. Il ne lui restait plus qu’elle désormais, elle était celle qui lui donnait le courage d’espérer, elle était devenu en quelque sort sa raison de vivre.

Il ne remet pas la cause sur elle, car s’il n’avait pas été dans cet avion il serait mort de chagrin et de remord de ne pas avoir été là avec elle, de ne pas avoir pu lui dire au revoir. Il cédait à tous ses caprices, encore bien plus qu’avant. Il donnerait sa vie contre celle de Judith. Voilà pourquoi il la protège, l’accompagne toujours dans ses ses escapades, comme aujourd’hui. Il fait attention à elle, comme si elle était la chose le plus importante sur cette île. Elle l’était à ses yeux, il n’était pas question qu’elle ne l’abandonne. Une heure sans qu’il la voit et il perd sa patiente, sa raison et la cherche par crainte qu’elle s’en est allée et ne reviendra pas. Il l’aime trop pour la perdre.

Il lui tend une main pour l’aider à grimper, il remarque sa faiblesses dans ses jambes, elle a toujours refusé de l’accompagner lors de ses séances sportif ou de jogging. Elle doit désormais le regretter car il doit toujours l’aider à surmonter certaines épreuves. Il ne dit rien, il l’aide simplement  alors qu’en temps habituel il lui aurait fait amicalement la remarque, c’est de sa nature de se moquer. Oui son humour semble s’être éteint lorsqu’ils se sont retrouvés sur cette île. Il est devenu tellement plus sérieux et responsable. Il pourrait faire partie des leader mais ce n’est pas dans ses gênes de se proclamer chef, il n’aime pas les inégalités.

Une pause pour ne pas blessé sa belle, ils s’allongent tous deux côte à côte, leurs doigts se frôlant, s’entremêlent presque. L’air frais viennent leurs caresser le visage, douce sensation après tant d’effort. Il ferme les yeux et imagine un tout autre scénario.  Celui de l’avion qui atterrit simplement à l’aéroport, elle sautillant de joie par cette arrivée, ce long voyage. Ils auraient loués une chambre à l’hôtel, lit séparés, bien qu’ils aient l’habitude de dormir ensemble, à leur âge il faut éviter. Elle aurait passé son entretien et… « Matt, j'arrive pas à me reposer. » et un sourire étire ses lèvres, une Judith qui ne se plaint pas est une Judith malade ou triste, il est heureux qu’elle n’est pas changé, qu’elle soit toujours la même, il a besoin de sa fraîcheur et de ses caprices pour continuer. Il ouvre enfin ses prunelles et tourne son visage vers elle, vers ses traits angéliques. Sans un soupir il se redresse et passe sa main dans sa chevelure frisé. « Tu es incroyable Jud. » dit il avec un léger sourire, ses prunelles se posent dans les siennes. « Je ne crois pas que tu es décidée quoique ce soit, à moins que tu sois une espionne et saboté les réacteurs. Me cacherais-tu quelques chose? impossbile » un peu de plaisanterie, il lui doit bien ça, d’être normal. « Tu n’es pas asse intelligente et surtout tu es cuisinière. » une taquinerie habituelle, il la pousse légèrement. Et à l’une de ses plaintes il sort de son sac deux fruits et un paquet de gâteau, comme s’il avait tout prévu, après tout il la connaissait par cœur. « Oui je sais, je suis toujours là pour te secourir. » il sourit, Judith sa petit Judi, il ne serait rien sans elle. « Bon appétit. » et il se rallonge, là juste à côté d’elle, un peu plus près peut-être mais c’est involontaire. Et puis soudain, les yeux clos, il réfléchit et puis. « Tu sais Judi. » un temps de pose, il ouvre ses prunelles.  « Heureusement que tu es là. » dit-il aussi simplement soit-il, tant de sérieux qui aurait cru qu’il devienne ainsi ?


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MessageSujet: Re: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Jeu 25 Juil - 15:45

Ce crash aurait pu me changer, il aurait du. J'aurais pu devenir sérieuse, j'aurais pu être moins chiante, plus adulte, j'aurais pu prendre la décision de changer pour m'adapter à la situation. Il était mal venu de faire des caprices dans ce genre de situations. Pourtant j'en faisais toujours autant, je voulais toujours autant faire des conneries et j'étais toujours aussi chiante. Bref, ce drame n'avait rien changé en moi. Allongée dans l'herbe, j'observais le ciel, ce que je pouvais m'ennuyer ici. Qu'est-ce que je pouvais bien faire ? Ennuyer les autres ou les aider c'était bien amusant, mais à la longue, cela devenait également ennuyant. Je faisais alors ce que je savais faire le mieux, embêter Mathys et me plaindre à lui. Le secouant un peu pour qu’il ouvre les yeux et pour avoir son attention. Je commençais par me plaindre de m'ennuyer, d'avoir faim, de ne pas réussir à m'endormir, j'ajoutais également que jamais je n'aurais du accepter de me crasher ici. Si seulement j'avais eu le choix, j'aurais peut-être accepté avec des conditions : avoir plein de choses à manger par exemple. Bien évidemment ce n'était qu'un exemple parmi tant d'autres. Après toutes mes plaintes, il trouvait le moyen de sourire, il ne me disait jamais d'arrêter ou de me comporter autrement. J'étais toujours heureuse de le voir sourire, de voir qu'il ne m'en voulait pas pour tout ça, qu'il ne m'en voulait pas de ne pas changer. Parce qu'au fond, lui avait changé, je le savais, je n'en disais rien, mais je le voyais. Il n'agissait plus toujours pareil, il semblait plus sérieux. Je m'amusais de cette situation, voyant là une chance, pas lui. Après tout si je n’avais pas fait un nouveau caprice pour qu'il m'accompagne, il serait confortablement installé dans son canapé à regarder la télé, à lire ou je ne sais quoi et pas allongé dans l'herbe avec l'emmerdeuse que je suis à ne pas savoir si nous allions être secourus un jour ou si nous allions tous mourir ici.

Il recommençait alors à parler. J'attendais la connerie qu'il pouvait me sortir. Il ne pouvait me sortir qu'une connerie vu le début de sa phrase. Il avait peut-être légèrement changé, mais il n'en avait pas moins oublié ses remarques. Il était sans cesse en train de critiquer mon intelligence. Cela restait gentil, bien sur, il savait que ça m'énervait, voilà tout. Monsieur était bien plus intelligent que moi, que tout le monde. « J'suis même pas cuisinière... » C'était vrai, si j'étais arrivée à destination peut-être serais-je devenue cuisinière ou pas d'ailleurs vu le nombre de fois où Mathys avait été malade en goutant mes plats. « On sait tous que tu es bien plus intelligent que moi, alors cesse de me le rappeler. » Il réussissait tout mieux que moi, j'suis certaine qu'il aurait pu être cet espion dont il me parlait. Il pouvait être tout ce qu'il voulait et c'est bien pour ça que je l'aimais. Un meilleur ami comme ça, ça se conservait, sait-on jamais, il pouvait servir. D'ailleurs il m'avait servi de nombreuses fois, toutes les fois où il m'avait sorti de mauvaises situations ou il m'avait empêché de faire une bêtise.

Il sortit de son sac de quoi manger pour répondre à ma plainte. Comme il le disait si bien il était toujours là pour venir à mon secours. « tu vois tu penses à tout, pas moi. » Il me connaissait et il pensait à tout. Il m'énervait à ne rien oublier à toujours tout savoir. « Tu m'énerves à être si parfait. » Il pourrait faire des bêtises parfois lui aussi, que je me sente moins idiote à ses côtés. Personne ne devait croire en notre amitié qui durait depuis toujours. On était bien trop différents. Il aurait déjà du vouloir me tuer une centaine de fois ou au moins m'abandonner pour être tranquille. Je lui avais fait tout voir, mais l'amener ici par ma faute était certainement la pire chose que j'avais faite. Il ne semblait pourtant pas m'en vouloir, du moins, il ne m'en avait jamais parlé. « mais je t'aime quand même. » précisais-je après lui avoir dit qu'il m'énervait. J'accompagnais ces mots d'un baiser sur sa joue. Une façon de lui dire merci. Me souhaitant bon appétit, il se rallongeait. J'ouvrais alors le paquet, entamant un premier biscuit. Bientôt il n'en resterait plus ni dans ce paquet, ni sur le camp; d'ailleurs il le gardait depuis combien de temps celui-là ? La nourriture se trouvant dans l'avion avait quasiment complétement disparu. Il avait du le garder de côté, sachant pertinemment que je finirai par en réclamer. Il allait vraiment se rendormir alors que je m'ennuyais ? Il se remit à parler, mes yeux se posèrent à nouveau sur lui. Souriant à ce qu'il disait, je me demandais bien s'il était sérieux. Puis heureusement que j'étais là sur l'île avec lui ? Ou en général ? Prenant la première solution comme la bonne, je répondais :  « idiot, si je n'étais pas sur cette île, tu n'y serais pas non plus. » S'il était sérieux, je n'aimais pas répondre sérieusement à ce genre de chose. « Dis... Tu crois que si on est tous sur cette île c'est parce que Dieu a voulu éviter que je ne devienne cuisinière et que j’empoisonne tout le monde ? » Sait-on jamais. Peut-être que c'était pire que ce que je pensais en cuisine et que Dieu avait voulu éviter ça au monde. Bon d'accord, j'exagérais, mais si je ne voulais pas qu'il dorme, je devais l'occuper, autant raconter des conneries, non ?
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MessageSujet: Re: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Sam 27 Juil - 14:15

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Judith, il aurait pu lui en vouloir, dire que tout de sa faute, si elle ne l’avait pas obligé de venir avec elle, il ne serait jamais là. Mais, à quoi bon lancer sa rancœur sur elle, Judith n’y est pour rien. Et dans tous le cas il l’aurait quand même accompagné, sans caprices et fausses menaces il l’aurait rejoint avec son fidèle sourire et son seul et unique sac de fringue. Personne ne peut rien y faire, c’est un mauvais hasard c’est tout.

Tous deux allongés là dans ce silence agréable, ils étaient toujours ensemble, il ne pouvait pas la laisser s‘aventurer seule, s’il lui arrivait malheur il ne se le pardonnerait jamais. Réfléchis, il partait rarement sur un coup tête contrairement à la brune qui s’en va, devant, sans ne jamais penser à rien. Prise par l’euphorie de l’aventure, elle a toujours été ainsi, à penser simplement à s’en aller et vivre quelque chose de palpitant. Mathys est celui qui pense, qui réfléchis aux conséquences.
Depuis le crash, il n’avait plus le temps pour s’amuser, au fond il aurait aimé avoir l’insouciance de son amie mais personne ne serait là pour les protéger. Lui, il l’est pour elle et bien d’autres, mais surtout pour elle. Voilà la raison pour laquelle il a gardé ce paquet de gâteau, le cachant à tout le monde, juste pour elle et voir son sourire enfantin. « Tu l’aurais été j’en suis sûr » il lui sourit gentiment, il l’a toujours rassuré à ce sujet, là à l’aider et çà goutter ses nouvelles recettes à ses risques et périls. En y réfléchis bien, Mathys a toujours été là pour elle dans n’importe qu’elle de ses vocations, là à l’attendre et la rassurer, parfois il lui faisait la morale mais c’était simplement pour lui faire réaliser qu’elle n’était pas une fille qui ne servait à rien.
A ses plaintes, il a toujours une parole, un geste. C’est son attention pour Judith, son sens de l’observation qui lui fait toujours partir avec de l’avance, penser à tout, pour qu’elle se sente bien. « Tu m'énerves à être si parfait. Mais je t'aime quand même. » Il lui sourit au contact de ses lèvres sur sa joue, geste anodin mais ce contact devient de plus en plus agréable, ses sentiments amicale changent pour elles, prennent une autre forme, il préfère l’ignorer. Il se dit simplement que ce sont les circonstances qui lui font croire qu’il l’aime. Ils ne sont plus rien que tous les deux, ils l’ont toujours été.
A la parole de son ami il sourit, et se redresse une nouvelle fois, il plante ses prunelles dans les siennes. « Dieu à rien avoir là-dedans. » dit-il avec un sourire amusé après grande réflexion. Il attrape le fruit qu’il a sorti plutôt pour y croquer dedans. « Bien que je dois avouer que cela aurait pu être une raison, j’ai bien failli mourir par ta faute, plusieurs fois. » dit-il avec un large sourire, taquinerie simple et fidèle à l’irlandais. « Au moins tu aurais fait la une des journaux, Judith O’connor, une cuisinière a empoisonné toute sa clientèle. » prenant un accent américain, et en voyant la mine renfrognée de son amie il ricane légèrement. « Je plaisantes, tu aurais fait une parfaite cuisinière, le tablier te vas tellement bien c’est déjà ça. » elle lui permet d’oublier qu’ils sont perdus sur une île, qu’ils sont loin de tout, et que le pire se trouve devant eux. Elle a cet effet bénéfique sur lui de le rendre bien, heureux. Il l’aime tout simplement. « Maintenant repose toi, sinon je vais devoir te porter pour jusqu’au camps. » de son bras il fait une pression sur le ventre de la belle, pour qu’elle cède et se couche. « Arrête de culpabiliser ce n'est pas ta faute. »

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MessageSujet: Re: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Lun 29 Juil - 1:24

Pauvre Mathys. Nous étions là, tranquilles, au calme, loin du campement et de la réalité, à demi endormis, rêvant certainement à un tas de choses, s'évadant. Je n'aimais pas ça, je n'aimais pas ce calme, je n'aimais pas m'ennuyer, alors je le dérangeais comme à mon habitude et comme à son habitude il m'écoutait en souriant, il ne disait rien, il était là pour moi essayant de répondre à mes attentes. Pourquoi arrêterais-je mes caprices avec lui puisqu'il trouvait toujours un moyen de les satisfaire, ce serait ridicule. Autant en profiter et c'est d'ailleurs bien ce que je faisais.

Il se moquait de moi et de mon intelligence, n'oubliant pas de préciser au passage que je n'étais qu'une simple cuisinière. Même pas. Je n'étais même pas cuisinière. Je n'avais aucun métier, je les enchainais comme ils venaient. Contrairement à lui qui avait fait des études, qui avait un bon boulot, qui était particulièrement intelligent. Nous étions tellement différents et donc tellement complémentaires. Comme à son habitude, il me rassurait, précisant qu'il était certain que je le serais devenue, cuisinière. « Parce qu'en plus d'être intelligent, tu es voyant ? » s'il en était si certain, c'est qu'il devait avoir un quelconque don de voyance, non ? De toute façon nous ne saurons jamais s'il avait raison puisque nous étions ici et que nous n'en sortirons jamais, d'ailleurs nous étions peut-être morts ? Enfin, n'allons pas nous lancer dans une telle réflexion maintenant.

Il était si parfait qu'il m'énervait, je ne manquais pas de lui dire d'ailleurs. Accompagnant tout de même mes mots d'un baiser sur sa joue, il devait s'en douter, mais ces mots n'avaient rien de sérieux. Une question me vint alors en tête, rien de sérieux bien sur, mais si je voulais qu'il reste éveillé, je lui parlais. Notre arrivée sur cette île était-elle la volonté de Dieu ? La volonté surtout de m'éloigner des cuisines d'un restaurant pour éviter que je ne tue par empoisonnement une partie de la population. Il se rassoit à mes côtés, je tourne la tête vers lui en souriant. Selon lui Dieu n'avait rien à voir là dedans, qui alors ? Qui avait voulu que notre avion arrive ici ? Le destin ? J'y croyais peu. Il attrapait le fruit pour croquer dedans, j'en profitais alors pour croquer dans un second biscuit. Je ne devais pas tout manger, autant en garder pour une autre fois, mais ils étaient tellement bons et puis ouvert le paquet serait moins bon. Je devais vraiment arrêter de penser à la bouffe sans cesse, c'en devenait une obsession. Le voilà qu'il continuait sur ma possible future carrière interrompue par Dieu ou je ne sais qui. Il m'avait vexé, je me vexais pour un rien, il avait réussi et si je n'étais pas si calme à ce moment précis, je me serais jetée sur lui pour l'étrangler, mon visage et mon regard devaient d'ailleurs bien lui faire comprendre. « Cet accent ne te va pas du tout alors arrête de te moquer de moi. » Qu'il était méchant avec moi. « Ne crois pas que je vais te pardonner juste parce que tu me dis ça. » ajoutais-je lorsqu'il précisait qu'il plaisantait et que je serais une parfaite cuisinière, ajoutant au passage que le tablier m'allait bien.

Je sentais alors son bras sur mon ventre, tentant de me forcer à m'allonger sous prétexte que je serai fatiguée au retour. N'importe quoi. J'étais plus résistante qu'il ne le pensait. Je m'allongeais tout de même à ses côtés, mais je protestais comme à mon habitude.  « Mais Mathys... J'suis pas une petite chose fragile, je suis capable de marcher sans avoir besoin de me reposer toutes les cinq minutes. Tu as peut-être besoin de te reposer, mais pas moi. » Pour qui il me prenait.  « Et je ne culpabilise pas... C'est pas mon genre. » D'autant plus que j'étais bien, loin du monde réel, de la vie de tous les jours. Je n'aurais pu m'en vouloir que si je l'avais perdu lors de ce crash, il était là par ma faute oui, mais je ne m'en voulais pas tant que ça. J'avais besoin de lui et il était là. Revenant sur le sujet de conversation précédent, j'ajoutais en me tournant vers lui, me rapprochant, posant ma tête sur son épaule du mieux que je le pouvais. « Puis si vraiment je suis trop fatiguée, on peut rester ici, on est bien non ? J'en ai marre de la plage et du camp. » J'avais beau dire ça, dans quelques temps je serai la première à vouloir rentrer au campement parce que je serai effrayée d'être seule ici. « Mathys, j'ai pas envie de dormir. Si vraiment tu veux te reposer, j'vais me promener, je reste dans le coin et je viens te rechercher après, d'accord ? » C'était certainement la meilleure façon de l'empêcher de se reposer, il me connaissait et ne me laisserait certainement pas m'éloigner toute seule comme ci je n'étais encore qu'une enfant à surveiller. Je n'avais pas forcément envie de bouger, mais au moins qu'il me parle et qu'il ne dorme pas.
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MessageSujet: Re: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Mer 31 Juil - 20:08

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Judith, sa Judith il pourrait faire n’importe quoi pour elle. Il a toujours été là pour elle, jamais il ne lui à lâcher la main, il l’a toujours tenu. Et aujourd’hui, malgré les événements, cela ne changera jamais. Peut-être même ils se rapprocheront encore plus, Ils ne peuvent que s’accrochés l’un à l’autre. Essayant, en vin, d’espérer que tous cela s’arrange, qu’ils ne perdent pas vie sans jamais pouvoir revoir ceux qu’ils aiment, ceux qu’ils ont aimés, pouvoir continuer leurs avenirs à en devenir vieux et ridés. La course de leur vie ne peut s’arrêter là, ils sont encore jeune, et pourtant s’ils restent ici leur futur semble bien proche.

L’un à côté de l’autre, comme ils l’ont toujours été, elle est là comme à son habitude, aussi souriante et capricieuse que belle. Nombres fois, il s’est demandé ce qu’il serait devenu si elle avait péri lors du crash. Voir son corps inerte, sans vie, lui aurait sans doute faire perdre la tête. Il n’est rien sans elle, Judith est sa force, elle lui permet d’être ainsi, de pouvoir survire sans pénibilité, en apparence, de pouvoir être là. Elle est devenue sa raison de vivre.

Il en vient à cette conversation qui en débouche sur une autre complètement différente, elle a toujours eu ce don de pouvoir changer l’esprit d’une personne, oublié dans quel merdier ils sont. Avec sa touche d’humour, et sa joie de vivre, de son sourire elle illumine toutes les parts d’ombre du cœur de l’ostéopathe. Qui vient peu à peu à retrouver l’homme qu’il est normalement. Tant de sérieux le vieillie tellement. Il la taquine jusqu’à ce qu’elle se vexe, pour rien changer, pour se faire pardonner il vient entourer ses épaules de son bras. « Tu finis toujours par me pardonner. » lui dit-il en l’approchant de lui, suffisamment proche désormais pour qu’elle s’allonge. Non qu’il soit fatigué, mais lui le silence le faisait réfléchir. Il en avait besoin, de ces moments-là, d’être ailleurs pour élucider tous les problèmes qui s’opposent à eux. Il lui donne des prétextes pour qu’elle ferme ses prunelles, espérant que pour une fois elle l’écoute. Au son de sa voix, il sait alors qu’il va devoir resté avec elle, à l’écouté, et à ce qu’ils échangent des paroles. Elle ne voulait pas s’endormir. Ses paroles le font sourire, ses prunelles dans les siennes. « Ça je le savais. » dit-il simplement avec un léger sourire. Elle se rapproche de lui, la sentir proche l’apaisait et le rassurait. Car à chaque instant il savait qu’il pouvait la perdre, la vie ne tient qu’à un fil. « On restera ici tout le temps que tu voudras. » dit-il sachant qu’elle finirait par le tirer pour qu’ils s’en aillent, par crainte de ceux qui peuvent leur arrivé, ou bien par manque de communication avec les autres. Courageuse mais pas téméraire, elle ne peut être trop éloignée de la « civilité », des autres, de lui. « Non reste ici. » dit-il d’un ton légèrement autoritaire, il ne peut la laisser gambader toute seule. « Ou je viens avec toi. » elle le sait, il s’est fait avoir, comme toujours. Un léger soupir il attrape la main de la brunette. « C’est bon tu as gagné, on ne se repose pas. » entremêlant ses doigts aux siens, ses prunelles se perdent un court instant dans le ciel. Que vont-ils devenir ? Vont-ils survire ou périr ? S’ils doivent perdre vie, égoïstement il préfère mourir le premier car il serait incapable de contenir sa peine, de gérer ses sentiments qui l’envahiront s’il la voit morte. Il ne sait pas comment cela vas finir. « Qu’est-ce qu’on va devenir ? » lâche-t-il ainsi, sa réflexion à dépasser la barrière de ses pensées, il sourit légèrement, un regard penaud. « Pardonne-moi. » pourquoi demandait-il son pardon ? Pour les choses qu’ils ne pourraient pas faire pour elle. Il devrait la rassuré comme elle le fait. « Nous sommes peut-être pas si chanceux que cela d’avoir survécu. » il n’est plus ce réel optimise, à cet instant, il n’arrive pas à voir le bout du tunnel, du gouffre. Que lui arrive-t-il ?
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MessageSujet: Re: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Jeu 1 Aoû - 22:59

Je m'étais vexée parce qu'il avait osé se moquer de moi. Gentiment, comme toujours, mais je me vexais pour un rien. J'avais tous les défauts possibles. Je me demandais bien comment Mathys pouvait me supporter depuis toutes ses années. Il ne devait pas être humain. Venant m'entourer de son bras, il ajouta que je finissais toujours par lui pardonner et le pire c'est qu'il avait raison parce que je ne lui en voulais jamais vraiment, parce que je ne pouvais pas rester une heure sans lui parler, parce que si je n'étais plus avec lui je serais totalement perdue et malheureuse. J'étais égoïste, mais j'étais contente qu'il soit sur cette île avec moi, seule, sans le revoir, je n'aurais pas été comme ça, j'aurais oublié mes belles phrases et mes envies d'aventures, je me serais certainement laissé aller. Je ne pouvais pas m'imaginer vivre sans Mathys, il était tout pour moi, j'avais grandi avec lui et il était ma seule famille. Je n'aurais pas supporter sa mort s'il avait péri lors du crash. Enfin, oubliant toutes ses mauvaises choses, il était à mes côtés à cet instant et c'est tout ce qui comptait.  

Désormais allongée à ses côtés, je ne comptais pas pour autant dormir ou rester silencieuse. Il voulait à tous prix que je me repose, mais je lui faisais comprendre que je n'en avais pas besoin. Erreur, mais bon, il devait savoir que quoi qu'il dise ou fasse je ne changerais pas d'avis. J'ajoutais que nous pouvions rester ici si jamais j'étais trop fatiguée pour faire le chemin inverse. Lui comme moi savions que je ne voudrais pas rester ici une fois la nuit tombée je serais morte de trouille. Je connaissais la meilleure façon de faire qu'il se lève. Il suffisait que je lui dise que j'allais aller me promener seule, le connaissant, il ne me laisserait pas faire. Il était pire qu'un grand frère protégeant sa petite soeur. Ou pire qu'un parent protégeant son jeune enfant. Je ne devais être que ça à ses yeux aujourd'hui, une corvée, une chose à surveiller par habitude. Il avait bien d'autres soucis et j'en étais un de plus. J'en avais conscience, mais je ne pouvais m'empêcher de continuer à me comporter comme avant. Bref, il m'ordonna de rester ici. Il savait que je ne le ferais pas parce que je savais qu'il finirait par me suivre de toute façon. Comme souvent, j'avais gagné, il acceptait que j'aille me promener s'il venait avec moi. L'écoutant parler, je souriais pour confirmer ses dires, tout en le laissant m'attraper la main. « Je gagne toujours Mathys. J'suis trop forte pour toi et ton intelligence ne change rien à ça. »

Il semblait pensif. Je détestais le voir comme ça. Je préférais le voir lorsqu'il souriait, qu'il était heureux, qu'il s'amusait. Mais je devais réellement être la seule folle à être heureuse d'être ici. Lorsqu'il sortit sa première phrase, je tournais ma tête vers lui, ne comprenant pas son sens dans un premier temps. Bien vite, je comprenais qu'il parlait de tout ça, du crash, de l'île, de nous. Il finit par s'excuser. Pourquoi ? Si nous ne parlions que rarement de façon sérieuse, il avait bien le droit de m'exposer ses craintes ou ses doutes parfois, contrairement à ce que l'on pouvait penser, je pouvais être également sérieuse, je n'étais pas qu'une petite emmerdeuse, je pouvais essayer d'être une bonne amie. Il poursuivit précisant que nous n'étions peut-être pas chanceux finalement. Il préférait que nous soyons tous morts ? Il préférait que tout soit terminé ? Il était horrible. Il pouvait me dire bien des choses, mais pas ça. Je n'aimais pas l'entendre dire ça. Arrêtant de sourire, j'étais bien plus sérieuse. « Tu aurais préféré quoi ? Que nous soyons tous morts ? C'est vrai que la situation aurait été beaucoup mieux. » Nous avions la chance de vivre alors que beaucoup d'autres étaient morts et il osait dire ça ? « On a de la chance, je t'assure. Imagine toutes les personnes qui sont mortes dans cet accident, elles auraient aimé vivre, j'en suis certaine. Et ceux qui ont perdu quelqu'un aimerait qu'il soit à leur côté, vivant. On a la chance d'être vivants nous, on n'a pas le droit de se plaindre ou de douter de cette chance. » Je n'étais jamais sérieuse avec lui, je ne protestais jamais lorsqu'il disait quelque chose, sauf pour l'embêter, mais je ne pouvais pas le laisser avoir ce genre de trucs en tête. Sait-on jamais ce qui pouvait arriver par la suite. Et s'il finissait par péter les plombs et me laisser toute seule ? Je retrouvais le sourire que je gardais en permanence sur le visage. « Bon je sais qu'il y a du malheur dans ta chance, tu dois me supporter et vivre avec moi, mais quand même. » Je ne voulais pas changer comme lui, je voulais rester celle qui dit des conneries pour rassurer ou pour essayer de dédramatiser une situation. « Mathys... » commençais-je en reprenant mon sérieux. Je ne lui disais jamais à quel point je tenais à lui, ce n'était peut-être pas le moment, mais s'il venait à vouloir me laisser toute seule, il devait savoir. « si tu me laisses toute seule, j'y arriverais pas, j'ai besoin de toi. » Plus douée pour montrer ses sentiments on meurt. Mais il devait avoir compris l'idée. « Tu ne vas pas me laisser ? » A cet instant, je devais réellement ressembler à une enfant perdue, morte de peur à l'idée que Mathys m'abandonne pour de bon, morte de peur de rester seule et de ne pas réussir. Je n'étais pas que cette emmerdeuse qui dit n'importe quoi et qui sourit tout le temps. J'étais loin de n'être que ça d'ailleurs, seul Mathys le savait, mais il n'avait pas l'occasion de me voir comme ça souvent. Je n'aimais pas me montrer faible, je n'aimais pas montrer mes craintes, je préférais sourire et faire croire que tout allait bien, à force de le faire croire aux autres, je m'en étais convaincue moi-même. Je l'observais, attendant une réponse de sa part. Il n'était pas du genre à vouloir faire une connerie, mais s'il regrettait d'avoir survécu, s'il était plus mal que je ne le croyais et que je ne le voyais, s'il se sentait tellement mal qu'il ne voyait que cette solution... Peut-être que pour le coup je réfléchissais trop et que j'allais trop loin, mais dans le doute, j'avais besoin de lui montrer que j'avais besoin de lui et de voir sa réaction à ma question.

(c'est certainement rempli de fautes, je n'ai pas corrigé, désolée (a))
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MessageSujet: Re: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Jeu 22 Aoû - 21:14

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Ils étaient tous les deux-là, isolés de tous, allongé l’un à côté de l’autre. Leurs vies tranquilles ont été chamboulées à jamais. Ils ne sont tous deux face à des étrangers aussi perdus qu’eux. Il a fallu réagir rapidement, tout s’est passé si vite, trop vite. Certains n’ont pas pu dire adieu à leurs proches, morts dans le crash, ou simplement à leur voisin du siège d’accoté. Mathys, lui, a eu cette chance qu’elle n’est pas perdue vie, sa Judith. Et pourtant, il lui arrive de penser qui sont ceux qui n’ont pas eu de chance. A quoi bon survivre pour avoir cette certitude qu’ils vont finir par mourir, avec bien plus de souffrance. Il devait effacer ces pensées néfaste de son esprit, ce n’est pas lui, c’est un optimiste mais un défaitiste. Cet événement le change terriblement, qu’il devient parfois son propre étranger. Il n’a jamais fait part de ses doutes jusqu’à à maintenant, il n’est pas celui qui impose la crainte dans l’esprit d’une personne.

Mais voilà, ses paroles dites, assez de mensonges. Il ne devait pas penser ainsi, il écoute alors ce qu’elle a dire, il ne peut qu’agir de cette façon. Il savait déjà ce qu’elle allait lui dire, qu’il ne devait pas penser ainsi. Mais c’était plus fort que lui, il avait beau réfléchir, sans cesse et il ne trouvait aucunes réponses, aucunes solutions à ce problème, aucun échappatoire. Tu réfléchis trop songe-t-il un instant. « Tu as raison. » dit-il faiblement, paroles pour la rassurés, mais il pensait toujours, chanceux ou non qu’aucun avenir heureux s’offrait heureux, ils ne faisaient pas partie d’une série B lorsque tout finit par s’arranger à la fin. La dure réalité est qu’ils sont coincés sur cette île, et malgré les semaines passées, aucun secours n’est apparu. Perdus, mort pour tous, leurs proches ont déjà du enterre des cercueils vides, une pierre tombale à leurs noms. Ils sont déjà morts pour tous ceux qui ne faisaient par parties du vol, qui les attendaient.

Il se rend alors compte l’impact de ses mots dans l’esprit de la petite brune, comment a-t-il pu ? il doit la protéger et non lui mettre le bénéfice du doute de leurs survies. « Tu ne vas pas me laisser ? » son regard se tourne vers elle, la laisser ? Impossible. Il comprend vite aux allusions de sa brune tant aimée, il imagine alors ce qu’elle a dû se dire. Il est vrai, elle n’a pas l’habitude de le voir aussi…pessimiste. Lui qui a habituellement toujours le sourire et là pour la serrer contre lui quand tout vas mal. Il doit être fort pour elle, ne pas montrer ses faiblesses, et voilà qu’il agit en contrainte avec ces principes.
Il tourne son visage vers elle et il plante son regard dans le sien. « Jamais je ne te laisserai Judith. » un léger sourire sur ses lèvres, et de la main, celle sur laquelle il ne s’appuyait pas, il pose ses doigts sur sa joue. « Jamais. » et ses prunelles se plantent alors dans les siennes, dans celle de Judith il y desselle tant de crainte qu’il ne soit plus là. Mathys seras toujours là pour elle, jamais il ne la quittera bêtement, contre son grès. Il lui donnerait toute sa vie, ses rêves pour qu’elle puisse vivre. Il l’aime tant, il ignore si ses sentiment dépassent l’amitié, sans doute oui. Il avait tellement eu peur de la perdre.
Doucement, comme à la recherche d’un moment de tendresse, leurs lèvres s’effleurent, aériennes. Une simple caresse, ne franchisant aucune barrière. Il colle son front contre le sien avec un léger sourire. Et sans un mot il se lève, avançant de quelques pas vers le vide, la laissant derrière lui. Ils sont trop proches. Il ferme un instant les yeux, passant une main dans ses cheveux, ils sont amis. Et il se tourne vers elle, avec un sourire qui étire ses lèvres habituellement. « Tu ne voulais pas marcher ? » changé de sujet pour lui est si simple, ils sont entrés dans une conversation de trop sérieuse, il y a un instant ils se sont trop approchés, dépassant la limite de l’amitié. Il s’avance vers elle et lui tend sa main pour qu’elle lui prenne, il fait semblant de rien. On leurs a fait souvent la remarque qu’à force d’être aussi proche l'un de l'autre, ils finiraient semble, et tous deux se regardaient amusé de cette conclusion. Au final, ils avaient tous raisons, c’est suite à ce crash qu’il a réalisé qu’il pouvait la perdre à jamais et qu’il l’aimait tellement. C’est lorsqu'une personne est sur le point de perdre un proche qu’il prend conscience de l’importance qu’il a dans sa vie. « Ne soit pas idiote, je ne pourrais jamais te laisser, comment tu ferais sans moi ? » il se stoppe un instant. « Tu ne survivrai pas. » et elle attrape sa main, il l’aide à se relever. Leurs corps se retrouve, encore, si proche, collé l’un contre l’autre. « Comme moi qui ne peux survivre sans toi. » et il se décolle légèrement d'elle, attrapant sa petite main dans la sienne. « Mais pour l'instant nous vivons. » oui il était doué pour les beaux discours.
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√ OCCUPATIONS : Rêver, s'inventer des histoires ou d'autres vies, raconter des histoires, lire, regarder la télé avec un paquet de chips, cuisiner des trucs immangeables et les manger ensuite pour se donner raison, être chiante, dire à tout le monde que tout n'est pas perdu, suivre tout le monde afin de découvrir de nouvelles choses (ou pour chercher des problèmes selon son humeur...), regarder un film en se jurant de ne pas pleurer pour au final ressembler à une fontaine...

MessageSujet: Re: Si j'avais su qu'on s'ennuyerait ici, jamais je ne m'y serais écrasée - mathys   Ven 23 Aoû - 14:39

Je ne connaissais pas ce Mathys, celui qui pense aux mauvaises choses, celui qui ne s'amuse pas, celui qui est sérieux et pensif, celui qui n'est pas optimiste. Il n'est pas mon Mathys. Il est comme un  inconnu lorsqu'il est comme ça, lorsqu'il me parle de ça. Ce n'était pas son genre et forcément, rien que l'entendre m'en parler m'effrayait. Il me faisait peur. Si pour lui tout cela n'avait aucun sens ? S'il ne voulait pas vivre ici, peut-être jusqu'à notre mort, en espérant les secours ? Si pour toutes ces raisons, il décidait qu'il devait partir maintenant, que c'était la meilleure solution. Ce n'était pas le genre de Mathys, enfin pas le genre du Mathys que je connaissais, peut-être était-ce celui de ce Mathys là. Il semblait tellement mal si on y faisait attention, il avait essayé de me le cacher, il avait toujours été comme ça, à vouloir me protéger. Aujourd'hui les mots avaient certainement dépassé sa pensée, il avait tout dit sans le vouloir ou il tenait vraiment à me le faire savoir.

J'essayais de lui faire voir le bon côté des choses, lui dire que d'autres auraient voulu être à notre place, qu'on ne pouvait pas, qu'on n'avait pas le droit de se plaindre. Il me répondait que j'avais raison, mais il suffisait de le regarder pour savoir qu'il ne pensait pas une seconde ce qu'il disait. Encore une fois il voulait certainement me rassurer, sauf que c'était trop tard, il m'avait suffisamment effrayé pour que je ne crois même plus en ce qu'il dise. Tant pis si je n'aimais pas me montrer comme ça, tant pis si je détestais être comme ça et montrer que j'avais besoin de lui, mais j'avais besoin de l'entendre me dire qu'il ne me laisserait pas. Que même s'il ne supportait pas tout ça, il resterait avec moi aussi longtemps que nous vivrons. Jamais il ne m'avait abandonné, jamais il ne m'avait laissé tomber. Il avait toujours été là pour moi, il l'était encore aujourd'hui, il n'avait jamais construit une famille et j'osais croire que c’était pour éviter que l'on s'éloigne, je voulais m'imaginer qu'il avait besoin de moi autant que j'avais besoin de lui, que l'un sans l'autre nous n'étions rien. C'était ma façon de me rassurer. Il m'assura alors que jamais il ne me laisserait. Et si de nouveau ces mots n'étaient là que pour me rassurer ? S'il n'était pas sincère ? Je n'avais pas le droit de douter de lui, jusqu'à présent, il avait toujours respecté cette promesse, mais aujourd'hui tout était diffèrent. Il sourit de nouveau, encore une fois, est-ce pour me rassurer ou parce qu'il a finalement compris que nous avions plus de chances qu'il ne se l'imaginait ? De l'une de ses mains, il venait me caresser la joue, répétant que jamais il ne m'abandonnerait, il ne suffisait que de ça et de lire dans ses yeux pour savoir que cette fois-ci ce n'était pas un mensonge. Ses lèvres s'approchaient alors des miennes, il y avait un tas de façon de me rassurer, celle-ci ne faisant pas partie de ma liste, pourtant je ne bougeais pas. En temps normal, je lui aurais certainement mis une gifle, lui hurlant dessus, lui disant que ses lèvres devaient rester à une certaine distance des miennes s'il ne voulait pas finir les deux bras dans le plâtre, mais pas là. Pour autant, il ne se passait rien. Il s'arrêtait à temps. C'était certainement mieux comme ça.

Il faisait comme ci rien de particulier ne venait de se passer, il se mettait debout et avançait, me tournant le dos. Lorsqu'il se retournait enfin vers moi, il souriait, il souriait comme avant, comme lorsque nous étions chez nous, comme lorsque tout cela ne s'était pas produit. Je retrouvais peut-être mon Mathys, peut-être qu'avec le temps il redeviendrait le même. Je n'avais pas changé après tout, je pouvais peut-être le convaincre qu'être ici était une chance. J'en doutais, il avait toujours été le plus sérieux et le plus raisonnable de nous deux, je n'étais toujours que celle qui voyait des bonnes choses là où il n'y en avait pas, que celle qui voulait rire et ne jamais être sérieuse, celle qui refusait d'être adulte en quelque sorte. J'étais restée silencieuse pendant tout ce temps, attendant qu'il parle. Il ne lui fallut pas plus d'une minute ou deux pour changer de conversation pour revenir sur mon envie de marcher. S'approchant, il me tendit la main. Je secouais la tête de haut en bas pour répondre à sa question, mais il devait continuer à lire quelque chose dans mon regard, de l’inquiétude peut-être ou il cherchait simplement à être certain que je sois rassurée puisqu'il revenait sur le sujet de conversation précédent, celui qui faisait de nous deux personnes trop sérieuses. Il me rassurait encore, répétant que jamais il ne me laisserait, laissant au passage un joli compliment, j'étais idiote, et me faisant passer pour quelqu'un ne pouvant se débrouiller seule, puisque selon lui, je ne survivrais pas s'il n'était pas là et il n'avait pas tord dans le fond. Attrapant sa main, je me mettais debout, écoutant ses dernières phrases, retrouvant le sourire. « On ne pourrait pas vivre l'un sans l'autre, c'est beau, non ? » Ajoutais-je retrouvant ma bonne humeur. « Puis on est tous les deux, c'est ce qui compte non ? On n'a besoin de rien d'autre. » J'avais beau dire ça en souriant, comme lorsque je disais une connerie, j'étais sérieuse, je le pensais. A quoi bon être ailleurs, avoir un toit au dessus de la tête, du boulot ou je ne sais quoi si nous n'étions pas ensemble. Pour n'importe quel adulte réaliste, ce n'était pas le plus important, j'étais restée une grande enfant et peu importe ce qu'il y avait autour du moment que j'étais avec lui. Pour rien au monde je voudrais en être séparée. Nous avions grandi ensemble, le perdre serait comme perdre une partie de moi. On connaissait tout l'un de l'autre, il était ma seule famille et puis je n'avais pas à me justifier, l'important était qu'il était là, c'est tout. « De toute façon si tu décidais de me laisser un jour, je te retrouverais et je te ferais payer ta décision et comme je sais que je te fais peur, tu ne feras rien. » bien sur que je lui faisais peur, enfin petit peu au moins, ou pas du tout d'ailleurs, mais je préférais croire le contraire. « Puis soyons réaliste, tu m'aimes trop pour m'abandonner. » il fallait changer de sujet, il allait finir par m'étrangler si je continuais à parler de tout ça, mais autant dire que ce qu'il m'avait dit m'avait vraiment fait peur et que j'allais surement lui parler de ça souvent afin d'être régulièrement rassuré. Sait-on jamais, il pouvait vite changer d'avis et décider qu'il devait s'éloigner de moi. Enfin, il le ferait surtout si je continuais à l'ennuyer avec ça. « On va où ? J'ai décidé de ce qu'on fait, je te laisse décider de l'endroit où on va. »
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