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 Le diable s'habille en canard | Mangouste et Kit-Kat

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MessageSujet: Le diable s'habille en canard | Mangouste et Kit-Kat    Jeu 4 Juil - 9:52

"les yeux brillants, la bouche entrouverte, triomphants, ils savouraient leur droit de conquérants. Le même sentiment les enivrait, les liait : ils étaient amis. "
W. Golding  



Le septième jour sur l'île, on réunit les derniers survivants, on décide de s'installer pour de bon. Devant nous un orateur nous fait de beaux discours d'espoir, il était probablement maire ou prêcheur dans 'l'autre vie', ici il n'est plus qu'un fantôme dégarni. Il tente de nous rassurer en citant des mots de la Bible qu'il a entre les mains. Si celle-ci nous a suivit jusqu'au bout du monde, dit-il, c'est un signe du destin. Parlons maintenant du destin qui a enlevé ma petite fille, qui a enlevé à chacun d'entre nous des êtres chers. Doit-on lui sourire, l’accepter, sous prétexte qu'il est le dessin d'un dieux pervers? Silence autour du feu, j'ignore comment certains parviennent à trouver du réconfort dans ce flot de proverbes insensés. Aussi longtemps que je vivrais je n'accepterais jamais la disparition d'Abigaïl. Destin ou pas destin, je forcerais le mien pour la retrouver et faire de nos rêves une réalité. Marre d'entendre les discours du vieux, je préfère encore le silence dangereux de la jungle. Et puis si un animal sauvage me dévore on mettra ça sur le compte du destin, pas de ma faute, personne n'ira raconter que j'étais un abruti d’imprudent... finalement cette idée me fait froid dans le dos, je rebrousse chemin et me dirige vers la plage où je suis certain de ne trouver personne à cette heure là.

Assis au bord du monde j'observe un océan d'étoiles, paradis lointain qui m'absorbe et me transforme en grain de sable. Sensation d'être si petit devant l’immensité du ciel, je trouve un certain réconfort auprès de ces lumières. Comme cette luciole que je laisse allumée la nuit pour qu'Abigaïl s'endorme. Si elle regarde le ciel à cette heure là, elle y trouvera la force de gravir des montagnes. Je me persuade qu'elle m'attend quelque part sur cette île, que quelqu'un d'autre s'occupera d'elle en mon absence. Ils sont nombreux et la mer n'a pas pu les avaler, je suis certains qu'un jour les disparus referont surface ! Bercé par la musique des vagues, je rêve d'un bonheur qui n'arrivera peut être jamais, mais qui m'empêche de m'enfoncer profondément dans l'océan, là où la lumière n'est qu'obscurité.

Je suis un grain de sable solitaire, un caméléon de plage prêt à disparaitre sous son costume d'île déserte. Il faudrait avoir de sacrés bons yeux de chauve-souris pour me démasquer dans cette nuit. Où alors je n'aurais plus qu'à me transformer en crabe et je me glisserais furtivement dans la couchette du vieux prêtre pour lui pincer son gros nez. Couché sur la plage qui m'enveloppe d'une atmosphère bienveillante je suis proche de trouver le sommeil. C'est alors qu'un son inattendu glisse jusqu'à mes oreilles. Je sens que le sable se dérobe sous des pas. Légers comme l'ombre d'un ange, ils s'approchent délicatement de moi. " Abi ? " Je ne sais pas ce qui m'a pris, je suis toujours dans un demi sommeil et mes rêves se confondent à la réalité.  " Qui est là ? " Rien de menaçant dans ma voix, j'invite le mystérieux à se dévoiler.  "Est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre sur cette plage qui voudrait partager les étoiles avec moi ? " L'angoisse commence à former une boule de billard dans ma gorge, j’espère que ce n'est pas une bête sauvage, au pire j'ai toujours mon lance pierre sur moi et je n'hésiterais pas à m'en servir ! C'est alors que je perçois sa silhouette dans l'obscurité et le visage d'une femme qui, soit dit en passant, n'a rien d'une chauve-souris...



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MessageSujet: Re: Le diable s'habille en canard | Mangouste et Kit-Kat    Dim 7 Juil - 20:27

Un, deux, trois, quatre, cinq, six et sept. Sept jours sur cette île. Sept jours à s'ennuyer. Sept jours à attendre les secours. Sept jours à garder le sourire. Sept jours à dire à tout le monde que tout allait s'arranger. Bref, sept jours à être moi-même malgré la situation. Horrible situation soi-dit en passant, je le savais parfaitement. J'avais beau être positive, j'avais compris qu'il ne servait plus à rien d'espérer l'arrivée des secours. J'étais réaliste. Si beaucoup les attendaient encore, je n'avais plus aucun espoir pour ma part. Mais cela ne m'empêchait pas de sourire, de rire, d'essayer de rassurer les gens, de dire aux survivants que les secours arriveront pour les faire retrouver un minimum d'espoir. On devait se serrer les coudes, sinon on ne s'en sortirait jamais. Il se faisait tard, j'étais allongée dans ce qui me servait d'abris avec mon meilleur ami, il s'était endormi. Je ne trouvais pas le sommeil, j'étais fatiguée, épuisée même, faire semblant et sourire était épuisant, mais je ne dormais pas. J'en ignorai la raison, quelque chose me dérangeait, mais j'étais incapable de dire quoi. Il fallait que je m'occupe l'esprit si je voulais finir par trouver le sommeil.

Dehors, il faisait déjà nuit. En sortant de là où j'étais censée dormir, je me mettais debout, observant devant moi. Mes yeux mirent quelques instants avant de s'habituer à l'obscurité. Je ne voyais quasiment rien. J'avancais, à petit pas, méfiante, quelqu'un pouvant se cacher dans ce noir. Je ne savais pas que quelqu'un se trouvait allongé dans le sable, je voulais juste prendre l'air. Lorsqu'il se mit à parler, je sursautais, gardant néanmoins mon calme. Sa voix n'avait rien d'agressif, elle était parfaitement calme. Pas de quoi m'inquiéter. Je continuais donc à avancer, doucement, ne sachant pas trop où il se trouvait. La voix me semblait de plus en plus proche, je ne répondais toujours pas. Enfin, je finissais par distinguer une silhouette humaine, allongée dans le sable. Incapable de voir son visage, mais rien de bien effrayant. « Désolée, je ne pensais pas trouver quelqu'un ici, à cette heure. » Je m'approchais un peu plus, jusqu'à être devant lui, à seulement quelques pas, debout. « Je peux m'asseoir ? Je te promets que je ne t'agresserai pas, j'suis totalement inoffensive. Puis tu ne peux pas me dire non ? Si ? Tu n'oserais pas ? Oh et puis, je te promets que je suis capable de la fermer aussi, faut juste me le demander. » J'avais de nombreuses habitudes dont celle de tutoyer tout le monde et celle de parler tout le temps. La voix de tout à l'heure étant tellement basse que je n'étais même pas capable de dire si je connaissais ou non cette personne. Bien sur on avait du se croiser, s'échanger un mot comme avec tous les autres, mais de là à mettre un nom sur cette personne.
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille en canard | Mangouste et Kit-Kat    Mer 10 Juil - 14:46

"les yeux brillants, la bouche entrouverte, triomphants, ils savouraient leur droit de conquérants. Le même sentiment les enivrait, les liait : ils étaient amis. "
W. Golding  




Ce n'est pas un ange ou bien peut être, en tout cas ce n'est pas une chauve-souris car cette petite femme est aveugle dans la nuit. Elle a l'air surprise de trouver quelqu'un allongé à cette heure ci sur la plage. Je lui réponds qu'il n'y a rien de moins surprenant sur une île déserte que de rencontrer des hommes sables. Elle va sans doute me prendre pour plus fou que je ne le suis avec mes histoires sableuses, à cette heure là je suis prêt à  dire n'importe quoi. Le genre d'histoires étranges que je raconterais à Abi lorsqu'elle reviendra, ça la fera sourire et oublier le cauchemar que nous avons vécu. J'invite la jeune femme à s’assoir à mes côtés, je ne vais pas la mordre, alors que le crabe qui s'approche dangereusement de ses pieds..."Attend, ne bouge surtout pas" Ni une ni deux me voila en position chasse au crabe, sept jours et je suis déjà un pro ! Un pro du zéro oui plutôt. Mon lance pierre dans la main je suis prêt à renvoyer ce diable en enfer d'un lancé de caillou bien placé. Malheureusement le crabe fait une feinte majestueuse et le caillou s'en va se planter dans le sable. A deux millimètres prêt la femme perdait son pied !

" Excuse moi je ne voulais pas te blessé, mais le crabe il m'a... " Alors je prend conscience du ridicule de la situation. C'est sans doute la fatigue, mais lorsque mes yeux se perdent dans ceux de la demoiselle en face de moi je ne peux plus me retenir de rire. J’évacue en larmes de rire toute la pression accumulée depuis sept jours. " Je suis vraiment désolé, mais si on m'avait dit qu'un jour je chasserais le crabe à deux ou trois heure du matin avec un lance pierre sur une île déserte, j'aurais certainement pris cette personne pour une cinglée. Mais là... il y de quoi se demander si tout ça ne serait pas en vérité qu'un long, très long cauchemar. Ou alors je suis bel et bien devenu fou...Mais n'ai crainte tu peux rester avec moi si tu veux, j'ai bien peur d'être aussi bavard que toi. Pour me faire taire il faudrait m’assommer! Mais raconte moi plutôt. Qu'est-ce qui t’amène sur cette plage à une heure si tardive? Question ridicule je sais, je suis pas non plus doué pour faire la conversation... ah oui j'oubliais, je m’appelle Kit, Kit Earwicket, enchanté " Mes larmes et mon rire se sont éteint pour laisser place à un sourire chargé de peine. J'essaye tant bien que mal de caché mon mal être pour ne pas attrister la demoiselle. Elle a sans doute sa tristesse à elle aussi, cachée bien au fond de son cœur et comme moi,  elle cherche du réconfort auprès des étoiles. Je n'ai pas encore fait connaissance avec beaucoup de monde au campement, peut être serait-il temps de s’ouvrir un peu aux autres. Encore va-il falloir que j'arrête de chasser des pieds avec mon lance pierre...




Dernière édition par Kit Earwicket le Dim 14 Juil - 8:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille en canard | Mangouste et Kit-Kat    Sam 13 Juil - 20:44

Je pensais être la seule folle à me lever à cette heure-ci pour m'allonger dans le sable afin de m'endormir. Pourtant non. Nous étions donc deux fous. Je commençais donc par m'excuser, ne m'attendant pas à rencontrer quelqu'un, puis je demandais si je pouvais m'asseoir à ses côtés, précisant après de nombreuses phrases inutiles, que je pouvais me taire. Les gens finissaient toujours par se lasser et me trouver ennuyante, étant à certains moments la fille la plus bavarde que le monde ait connu alors qu'à d'autres, je répondais à peine. J'étais vraiment une emmerdeuse, rien d'autre à dire. Ce mot me correspondait parfaitement. Je l'écoute me répondre, je lui souris. Puis je vais m'asseoir à ses côtés, comme il m'avait invité à le faire suite à ma demande. Il me demandait alors de ne pas bouger. Je ne comprenais pas ? Pourquoi ne devrais-je pas bouger ? Je commence d'abord par m'étonner des gestes du jeune homme, puis par sursauter en voyant le petit cailloux s'arrêter tout près de mon pied, pour finir par me retenir d'exploser de rire. Étions-nous réellement sur une plage déserte, après un crash d'avion à chasser le crabe en plein milieu de la nuit ? Sérieusement ? C'était une histoire folle, je ne l'aurai cru si quelqu'un me l'avait raconté.

Il se remet alors à parler. S'excusant, il ne voulait pas me blesser. J'espère bien. Puis il poursuivait en voulant certainement se justifier à propos du crabe. Mais la situation était trop étrange et amusante pour ne pas rire. C'est d'ailleurs certainement en lisant l'amusement dans mes yeux qu'il se met à rire. Aurait-il cru un jour sauver quelqu'un d'un crabe ? Lorsque vous sauviez quelqu'un d'un animal sauvage extrêmement dangereux vous étiez un héros, mais d'un crabe, qu'est-ce que vous étiez ? Il me confirmait alors ce que je pensais en s'excusant de rire, précisant qu'il ne pensait jamais faire ça. Qui pourrait y penser ? Bref, je l'écoutais, les phrases défilaient, n'ayant aucun lien entre elle, en retenant le maximum pour pouvoir y répondre. « Si tu es en train de faire un cauchemar, c'est que je n'existe pas, je ne suis que le fruit de ton imagination... ça ne me plait pas. En même temps si tu es fou et que tu t'inventes tout ça, je suis une partie de toi avec qui tu parles... Je ne sais pas quelle version je préfère. » Je souris. Mes paroles avaient-elles un sens ? Peu importe, je parlais comme ça venait, puis si ça ne voulait rien dire, j'avais toujours l'excuse de l'heure. Deux bavards ensemble, était-ce une bonne idée ? Nous allions réussir à nous fatiguer. « t’assommer ? Oh c'est une bonne idée. Mais j'suis pas certaine de réussir à t’assommer à la seule force de mes bras. Il va falloir que je pense à me promener avec une morceau de bois sur moi. » Je souris de nouveau. « Je suis venue chasser le crabe. Quelle question. & toi ? » Bon d'accord, ce n'était pas la vérité, mais dire simplement que je ne trouvais pas le sommeil, c'était moins amusant, beaucoup moins. Nous étions deux à ne pas être doués pour meubler une conversation, à nous de trouver des idioties à nous dire pour y remédier. « c'est vrai que j'aurais du commencer par mon prénom. C'est tout de même plus simple pour discuter. Quoi que... Moi c'est Judith. Et si tu penses, ne serait-ce qu'une seule fois à m'appeler Juju, je te fais manger ta langue. C'est clair ? » Menaçante ? Pas le moins du monde. Je souriais. Quoi que menacer quelqu'un avec le sourire, était-ce plus rassurant ? J'avais tout de même un doute.
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille en canard | Mangouste et Kit-Kat    Dim 14 Juil - 8:53

"les yeux brillants, la bouche entrouverte, triomphants, ils savouraient leur droit de conquérants. Le même sentiment les enivrait, les liait : ils étaient amis. "
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Jusqu'à ce jour j'étais persuadé d'être quelqu'un de très bavard, un vinyle un peu rayé qui repasse en boucle les mêmes chansons, à l'infini sans jamais s'arrêter. Même Abi très souvent me suppliait de me taire " Papa, disait-elle, il est presque 22 heure du matin, tu vas réveiller tous les loups du quartier ! " et elle tentait de me faire taire en appuyant sur le bouton pause de la télécommande, ce que je faisais immédiatement pour la faire rire. Si j'avais eu une télécommande sous la main, ce qui n'est pas chose aisée sur une ile déserte, nul doute que j'aurais fait la blague à la petite fée de plage que je venais de rencontrer."Judith, m'exclamais-je avec surprise, tu es ma première Judith." C'est vrai, je n'en ai jamais rencontré, comme je n'ai d'ailleurs jamais connu de fille aussi bavarde. Nous nous connaissons depuis seulement quelques minutes, comment se fait-il que je me sente déjà si proche de cette étrange petite femme ? Ses hypothèses me font sourires et même un peu peur. " Si tu es une part de ma personnalité la plus cachée Judith, j'espère que tu n'es pas la plus obscure. " Si elle dit vrai, si tous les visages de mon être se sont échappés pour se dorer la pilule en île paradisiaque, alors tout ceci n'est qu'un jeu et l'île est son plateau. Il va falloir lutter pour retrouver toutes les miettes de moi que j'ai perdu sur la plage. Au fond peut être que Judith n'a pas tort, peut être que nous, les survivants, sommes chacun à notre manière une part des autres, déposés là pour nous mettre au défi de nous compléter, de nous accepter ou bien de nous déchirer.

Pour l'instant je n'arrive pas à envisager que Judith puisse être la réincarnation du démon qui sommeil en moi, mais je ne suis pas à l'abri d'une surprise. Peut être que derrière son petit air malicieux sommeil un monstre qui va me dévorer ou me faire manger ma propre langue selon ses dires. " Juju, même sans ma langue je trouverais un moyen de parler ne t'en fais pas !"C'est plus fort que moi, il faut que je la provoque, que je réveille le tigre, j'ai besoin de savoir ce qui se cache derrière ses jolies yeux. Comme je ne suis peut-être pas encore complètement fou et que je sens que les cheveux de Judith sont en train de prendre feu à la manière du dieu Hades dans le dessin animé, je prends mes jambes à mon cou et m'enfuis me cacher dans la forêt. L'amusement de l'instant est tel que j'en oublie ma jambe fracturée. Je boite comme un damné, la douleur me fusille jusqu'aux épaules et je manque de m'échouer lamentablement comme un vieux poulpe. Tant pis, c'est ça où ma langue et celle-ci j'y tiens particulièrement." Pardonne moi Juju. Dis, tu ne vas tout de même pas m'arracher la langue ? De toute façon je suis bien caché tu ne me trouveras jamais !" Je n'envisage pas l'immensité de la bêtise que je viens de dire, en parlant si fort je suis sûr qu'elle m'aura retrouvé en moins de deux et si elle était réellement un monstre arracheur de langue ? Est-ce ainsi que je vais mourir, est-ce cela mon 'destin' ? Je ris en pensant à cet idiot de prêcheur qui nous a bassiné toute la nuit avec son charabia, c'est plutôt à lui qu'on devrait couper la langue! Planqué derrière mon arbre j'attends à présent que le tonnerre de Judith s'abatte sur moi...
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille en canard | Mangouste et Kit-Kat    Mar 16 Juil - 0:04

Spoiler:
 
Nous échangions un tas de choses sans véritables liens, racontant n'importe quoi. On cherchait à discuter puisqu'aucun de nous n'était doué pour faire la conversation apparemment. Je me présentais à mon tour, précisant bien gentiment que je lui interdisais de m'appeler Juju, je détestais ça, vraiment. J'étais donc la première Judith qu'il rencontrait ? C'était le premier Kit que je rencontrais également, mais bon. N'allons pas écrire tout un discours sur simplement ça. Ce serait réellement parler pour ne rien dire. Dans le fond c'est d'ailleurs ce que l'on fait en permanence, parler pour ne rien dire.

Il pensait, ou espérait, que ce n'était qu'un rêve ou qu'il était devenu fou. J'élaborai alors des théories totalement folles à ce sujet. Puisqu'en effet, s'il était en train de rêver, je n'étais qu'une part de son imagination et cette idée ne me plaisait pas. Je ne voulais pas être réduite à ça : une infime partie de quelqu'un dans son cerveau, un être inexistant, fabriqué de toute pièce. Ce n'était pas possible puisque j'étais capable de réfléchir par moi-même, non ? « Si je suis une partie de toi, je peux être la plus obscure, peu importe, tu ne crains rien puisque je suis toi et je ne te ferai du mal que si tu décides de te faire du mal, non ? » Mon dieu, n'avions-nous pas l'air de deux fous là ? En train de discuter de choses incompréhensibles au beau milieu de la nuit ? Certainement, mais peu importe de toute façon. Il n'y avait personne pour nous écouter ou nous traiter de fou.

Pourquoi lui avais-je dit de ne surtout pas m'appeler Juju ? Forcément qu'il allait le faire. C'était comme dire à un enfant de ne pas mettre ses mains à la porte, il le ferait, il voudrait tester la réaction de ses parents et vérifier qu'ils disaient vrai. Il ne prenait pas mes menaces au sérieux. Personne ne prenait jamais mes menaces au sérieux. Je n'effrayerai même pas une mouche, alors un être humain. Selon lui même sans sa langue, il pourrait parler. Nous allions voir ça. Sauf qu'avant même que je ne puisse me jeter sur lui pour lui montrer que je ne rigolais pas, il s'était mis debout et s'était mis à courir. Il était fou ? Certainement. Peut-être devrais-je être celle qui soit effrayée ? Je me relevais donc après quelques secondes pour comprendre et j'essayais de me diriger grâce à sa voix. J'étais totalement aveugle dans ce noir. J'avançais plutôt doucement, je n'avais pas envie de m'étaler, il en rirait beaucoup trop je suppose. Il recommençait à m’appeler Juju. Je le détestais déjà. « Oh que si. Puis tu peux bien rester cacher, le soleil va se lever et je t'attraperai à ce moment là. Je te rappelle que nous sommes perdus sur une île, tu n'as pas des millions d'endroits où aller. » M'arrêtant, je cherchais toujours le jeune homme des yeux. Puis par flemme, plus que par autre chose, je me laissais tomber par terre, croisant les jambes et les bras, comme quelqu'un qui boudait et attendait. « Allez, reviens, tu ne peux pas me laisser comme ça, toute seule, je ne vois rien. Je te promets que ta langue restera là où elle est. Promis, promis, promis. » Oui sa langue resterait à sa place, mais je trouverai bien autre chose. Faisans une courte pause pour reprendre mon souffle, j'ajoutais: « Je te laisse même m'appeler Juju. Puis bon, faut qu'on sache si j'suis ton mauvais côté ou non, donc sors de là au lieu de te cacher comme un lâche. »
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille en canard | Mangouste et Kit-Kat    

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